Physiologie végétale
Ici vous pourrez accéder à tous les ressources académiques pour le module de physiologie végétale S4 SVI. Bachelor/Licence Sciences de le Vie, de la Terre et
Ce que couvre le module de Physiologie végétale
La physiologie végétale étudie le fonctionnement de la plante : comment un organisme fixé au sol se nourrit, croît, se reproduit et s'adapte à son milieu. Ce premier chapitre définit l'objet du module, présente les trois grandes nutritions (hydrique, minérale, carbonée) et installe l'outil qui traverse tout le semestre : le potentiel hydrique. Les définitions et la relation Ψ = Ψs + Ψp tombent presque systématiquement en début d'examen.
La physiologie végétale est la science qui étudie le fonctionnement des organes et des tissus végétaux et cherche à préciser la nature des mécanismes grâce auxquels ces organes remplissent leurs fonctions. Elle explique, à l'aide de lois physiques et chimiques, comment la plante utilise l'énergie lumineuse et des substances inorganiques (CO2, H2O, ions) pour synthétiser la matière organique qui constitue son corps, puis comment elle croît, se développe et se reproduit. Ses domaines sont l'absorption de l'eau et des éléments minéraux, les fonctions de synthèse (photosynthèse, assimilation de l'azote), la respiration et les échanges gazeux, les mouvements et phénomènes de sensibilité, enfin la croissance, le développement et la reproduction.
Le végétal chlorophyllien est un organisme autotrophe : il fabrique lui-même sa matière organique à partir de matière minérale. Il est aussi sessile, fixé au sol par son système racinaire, ce qui l'oblige à puiser sur place l'eau et les ions dissous et à supporter les variations du milieu au lieu de les fuir. Cette double contrainte — autotrophie et fixité — explique la plupart des adaptations étudiées dans le module : surface racinaire immense, stomates régulables, métabolismes photosynthétiques alternatifs des milieux arides.
Objectifs : ce que tu sauras à la fin du module
- La physiologie végétale étudie les mécanismes de fonctionnement des organes et tissus végétaux.
- Trois nutritions couplées : hydrique, minérale, carbonée.
- Eau du sol : de gravité (perdue), capillaire (utilisable), liée (inaccessible) ; réserve utile = capacité au champ − point de flétrissement.
- L'absorption se fait dans la zone pilifère, par les poils absorbants et les mycorhizes.
- La transpiration crée la tension motrice de la sève brute et refroidit la feuille.
- Transpiration cuticulaire faible et non régulable vs stomatique dominante et régulable.
- Analyse des cendres : une trentaine d'éléments, classés en macroéléments et oligoéléments.
- Essentialité (Arnon et Stout) : cycle impossible sans lui, non remplaçable, rôle direct.
- L'azote entre dans les protéines, acides nucléiques, coenzymes et la chlorophylle.
- N2 représente environ 78 % de l'atmosphère mais reste inutilisable directement.
- Bilan : 6 CO2 + 6 H2O → C6H12O6 + 6 O2 ; tout l'O2 provient de l'eau (Ruben et Kamen, 1941).
- Réaction de Hill (1937) : chloroplastes isolés éclairés sans CO2 dégagent de l'O2.
Cours en ligne — chapitre par chapitre
Le cours de Physiologie végétale (S4) est découpé en 8 chapitres rédigés, lisibles gratuitement en ligne et accompagnés de leurs PDF téléchargeables.
Les points clés à retenir en Physiologie végétale
Résumé complet de Physiologie végétale S4 : les 8 chapitres condensés en points essentiels (eau et potentiel hydrique, nutrition hydrique, transpiration, nutrition minérale et azotée, photosynthèse, C3-C4-CAM), le vocabulaire clé et les pièges d'examen.
- Physiologie végétale = science du fonctionnement des organes et tissus végétaux : nutrition, échanges gazeux, croissance, développement, reproduction.
- Trois nutritions couplées : hydrique (eau, plus de 80 % de la matière fraîche), minérale (ions du sol), carbonée (CO2 par photosynthèse).
- L'eau est solvant, réactif, agent de turgescence et régulateur thermique ; liaisons hydrogène → cohésion + adhésion → capillarité.
- Eau du sol : de gravité (drainée) vs capillaire (utilisable) vs liée (inaccessible) ; réserve utile = capacité au champ − point de flétrissement permanent.
- Absorption dans la zone pilifère par les poils absorbants (unicellulaires, sans cuticule, renouvelés) et les mycorhizes (surtout pour le phosphore).
- Voie apoplasmique (parois, rapide, non sélective) vs voie symplasmique (plasmodesmes, lente, sélective) ; aquaporines pour la voie transcellulaire.
- La transpiration crée la tension motrice de la sève brute, refroidit le limbe et accompagne inévitablement l'entrée du CO2.
- Transpiration cuticulaire faible et non régulable vs transpiration stomatique dominante et régulable ; augmente avec T°, lumière et vent, diminue avec l'humidité.
- Cellules de garde chlorophylliennes à paroi interne épaisse : turgescentes → ostiole ouvert, flasques → ostiole fermé.
- Analyse des cendres → une trentaine d'éléments : macroéléments (N, P, K, Ca, Mg, S) et oligoéléments (Fe, Mn, Zn, Cu, B, Mo, Cl, Ni).
- Essentialité (Arnon et Stout) : cycle impossible sans lui, non remplaçable, rôle direct ; vérifiée par carences expérimentales en hydroponie ou aéroponie.
- Mg = atome central de la chlorophylle ; Fe = cytochromes et synthèse de chlorophylle ; Mo = cofacteur de la nitrate réductase ; K = osmorégulation.
- L'azote entre dans les protéines, acides nucléiques, coenzymes et la chlorophylle ; N2 est environ 78 % de l'air mais inutilisable directement.
- Sol : ammonification puis nitrification (Nitrosomonas : NH4+ → NO2− ; Nitrobacter : NO2− → NO3−) ; pertes par dénitrification (anaérobiose) et lessivage du nitrate.
Le vocabulaire de Physiologie végétale à connaître
- Potentiel hydrique
- Énergie libre de l'eau par unité de volume, en MPa ; nul pour l'eau pure.
- Plasmolyse
- Rétraction du protoplaste décollé de la paroi en milieu hypertonique.
- Cadre de Caspary
- Ceinture subérifiée de l'endoderme qui bloque la voie apoplasmique.
- Guttation
- Émission d'eau liquide par les hydathodes, due à la poussée racinaire.
- Ostiole
- Ouverture du stomate délimitée par les deux cellules de garde.
- ABA
- Hormone du stress hydrique qui provoque la fermeture des stomates.
- Chlorose
- Jaunissement du limbe par déficit de chlorophylle.
- Symport
- Transport simultané de deux solutés dans le même sens à travers la membrane.
- Nitrogénase
- Enzyme Fe-Mo des bactéroïdes réduisant N2 en NH3, inactivée par l'O2.
- Leghémoglobine
- Hémoprotéine de la nodosité maintenant l'O2 libre à très basse concentration.
- Rubisco
- Enzyme du stroma fixant le CO2 sur le RuBP ; aussi oxygénase.
- Anatomie de Kranz
- Gaine périvasculaire chlorophyllienne entourant le faisceau chez les C4.
Cours (13)
TD et exercices corrigés (9)
Examens et contrôles corrigés (3)
Rédigé par l'équipe Biologie Maroc
Biologie Maroc est une e-bibliothèque fondée en 2015 par Mohamed Nahli, biologiste diplômé des facultés des sciences marocaines. Les cours sont rédigés et relus à partir des programmes officiels des licences SVI, SVT et STU, et des cours magistraux confiés par des professeurs d'universités marocaines, publiés avec leur accord.
Dernière révision éditoriale : août 2026. Une erreur, un document manquant ? Signale-le-nous.
5 commentaires d'étudiants
Retours d'étudiants — certains repris de l'ancien site biologie-maroc.com.
Je suis très content
ça nous fait plaisir Etou 😊
*je veux savoir
Salut Sadikou. Tu veux savoir quoi?
Bonsoir, je m'appelle Etou Ossibi Grace Jokael, enseignant de Physiologie et Production Végétales à l'université Denis Sassou Nguesso de kintélé (République du Congo ). Je veux bien me changer avec les collègues de Physiologie végétale