Biologie Maroc
Fiche de révision · S5

Résumé — Pétrologie métamorphique

Tout le module en une page : les chapitres condensés en points essentiels, le vocabulaire et les pièges d'examen. Pour la veille de l'épreuve.

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Notion de métamorphisme : définition et limites

  • Métamorphisme = transformations minéralogiques, texturales et structurales à l'état solide, sous l'effet de P, T et déformation.
  • Limite inférieure → diagenèse (consolidation du sédiment) ; limite supérieure → anatexie (début de fusion partielle, migmatite).
  • Protolithe = roche de départ (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) ; il conditionne la composition chimique disponible.
  • Isochimique / topochimique (composition conservée) vs allochimique / métasomatose (apport-export d'éléments par les fluides).
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Les facteurs du métamorphisme : pression, température et protolithe

  • Pression lithostatique (hydrostatique, poids des roches) vs pression dirigée (contrainte tectonique orientée → foliation).
  • Pression fluide (eau, CO₂) facilite la circulation et accélère les réactions ; les fluides jouent un rôle de catalyseur.
  • Déformation : minéral anté-, syn- ou postcinématique selon sa relation chronologique avec la déformation principale.
  • Gradient géothermique (rapport P/T) : bas → subduction (P élevée), moyen → orogenèse barrovienne, élevé → contact (T élevée).
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Les variétés de métamorphisme : régional, de contact et dynamique

  • Régional (orogénique) : enfouissement + déformation à grande échelle → schistes, gneiss ; le plus étudié en pétrologie.
  • Contact : chaleur d'une intrusion, auréole métamorphique de largeur variable → cornéenne, sans foliation marquée.
  • Dynamique (cataclastique) : déformation le long des failles → mylonites, cataclasites ; choc : impact météoritique, P extrême instantanée.
  • Hydrothermal / océanique : circulation d'eau de mer aux dorsales, proche du faciès schistes verts.
  • Métasomatose (allochimique, fluides) s'oppose au métamorphisme topochimique (isochimique).
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Minéralogie métamorphique et textures des roches métamorphiques

  • Minéraux index métapélites : chlorite → biotite → grenat → staurotide → disthène → sillimanite (degré croissant).
  • Disthène, andalousite, sillimanite : 3 polymorphes Al₂SiO₅, chacun stable dans un domaine P-T distinct (géobaromètres qualitatifs).
  • Foliation (structure planaire, pression dirigée) → schistosité (débit en feuillets, bas degré) ; linéation = alignement selon une direction.
  • Textures : granoblastique (grains équants) · nématoblastique (aciculaires) · lépidoblastique (feuillets) · porphyroblastique (gros cristaux) · rubanée (gneiss).
  • Ardoise → schiste → micaschiste → gneiss = degré métamorphique croissant pour un protolithe argileux.
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Réactions métamorphiques, isograde et zonéographie

  • Réactions : déshydratation (perd H₂O), décarbonatation (perd CO₂), polymorphisme (même composition), échange ionique (Fe-Mg).
  • George Barrow → premières zones métamorphiques (Highlands écossais) ; Cecil Tilley → invente le terme isograde.
  • Isograde = ligne d'apparition d'un minéral index sur la carte ; correspond à une réaction métamorphique précise, pas forcément une isotherme.
  • Zonéographie = succession de zones nommées d'après leur minéral index ; paragenèse = assemblage minéral en équilibre.
  • Diagrammes ACF et AFM : projections triangulaires pour visualiser la stabilité des paragenèses.
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Séquences métamorphiques : le métamorphisme des métapélites

  • Séquence barrovienne : chlorite → biotite → grenat → staurotide → disthène → sillimanite, gradient géothermique moyen.
  • Type barrovien (disthène, haute pression) vs type Buchan-Abukuma (andalousite + cordiérite, gradient plus élevé, basse pression).
  • Silicates d'alumine Al₂SiO₅ : disthène (haute P) vs andalousite (basse P) vs sillimanite (haute T) — indicateurs P-T.
  • Diagramme AFM (Al-Fe-Mg) : représente les paragenèses stables propres à chaque zone métamorphique des métapélites.
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Faciès métamorphiques et métamorphisme des roches basiques

  • Faciès métamorphique (Pentti Eskola) : roches de protolithes différents en équilibre dans le même intervalle P-T.
  • Séquence basse → haute T : zéolites, prehnite-pumpellyite, schistes verts, amphibolite, granulite (assemblage anhydre).
  • Haute pression (subduction) : schistes bleus (glaucophane) → éclogite (grenat pyropé + omphacite, sans plagioclase).
  • Métabasites : chlorite (schistes verts) vs hornblende-plagioclase (amphibolite) vs pyroxènes-grenat (granulite/éclogite).
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Métamorphisme et géodynamique

  • Subduction → gradient bas, faciès schistes bleus/éclogite · Collision continentale → gradient moyen, série barrovienne.
  • Dorsale océanique → métamorphisme hydrothermal proche des schistes verts ; contact → indépendant des limites de plaques.
  • Trajet P-T-t horaire (pic P avant pic T, typique collision) vs antihoraire (pic T avant pic P, plus rare).
  • Exhumation = retour en surface (érosion, extension tectonique, chenal de subduction) après l'enfouissement métamorphique.
  • Maroc : métamorphisme hercynien (Maroc central, Anti-Atlas, Rehamna) et métamorphisme rifain plus récent (Cénozoïque).

Vocabulaire à connaître par cœur

Protolithe
roche de départ avant métamorphisme
Anatexie
début de fusion partielle
Auréole métamorphique
zone transformée autour d'une intrusion
Cornéenne
roche du métamorphisme de contact
Foliation
orientation planaire des minéraux
Porphyroblaste
gros cristal dans une matrice fine
Isograde
ligne d'apparition d'un minéral index
Paragenèse
assemblage de minéraux en équilibre
Faciès métamorphique
roches en équilibre dans le même domaine P-T
Éclogite
roche de très haute pression, sans plagioclase
Exhumation
retour en surface d'une roche profonde
Métasomatose
métamorphisme avec échange chimique par fluides