Biologie Maroc
Fiche de révision · S3

Résumé — Physique appliquée à la géologie

Tout le module en une page : les chapitres condensés en points essentiels, le vocabulaire et les pièges d'examen. Pour la veille de l'épreuve.

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Outils mathématiques pour la géophysique

  • Champ scalaire → gradient (vecteur, plus forte croissance, perpendiculaire aux surfaces de niveau).
  • Divergence : champ vectoriel → scalaire, mesure sources/puits ; théorème de la divergence = flux ↔ intégrale de volume.
  • Rotationnel nul → champ conservatif dérivant d'un potentiel (cas de la pesanteur et du champ magnétique statique).
  • Laplacien = div(grad f) ; équation de Laplace (Δf = 0, hors sources) vs équation de Poisson (avec sources).
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Théorie du champ magnétique

  • Loi de Coulomb magnétique entre pôles fictifs ; aucun pôle isolé n'existe → notion de dipôle et de moment magnétique.
  • Champ d'un dipôle en 1/r³, potentiel en 1/r² ; théorème de Poisson relie potentiel magnétique et potentiel gravitationnel.
  • Induction B, champ magnétisant H et aimantation J liés par la susceptibilité magnétique k, propre à chaque roche.
  • Diamagnétique (k faible négative) vs paramagnétique (k faible positive) vs ferro/ferrimagnétique (k forte, rémanence possible : magnétite).
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Le champ de pesanteur et la gravimétrie

  • Gravitation universelle de Newton en 1/r² ; champ de pesanteur dérivé d'un potentiel gravitationnel.
  • g varie avec la latitude : plus faible à l'équateur (aplatissement + force centrifuge), plus fort aux pôles.
  • Corrections de terrain : air libre (altitude) → Bouguer (masse intermédiaire) → topographique (relief) → anomalie de Bouguer.
  • Théorème de Gauss : flux de pesanteur à travers une surface fermée ∝ masse contenue à l'intérieur.
  • Isostasie : lithosphère flottant sur l'asthénosphère (modèles d'Airy, de Pratt) ; reliefs compensés par une racine crustale.
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Le champ magnétique terrestre et le paléomagnétisme

  • Géodynamo (noyau externe liquide + rotation) → champ proche d'un dipôle géocentrique incliné.
  • Déclinaison D (écart au nord géographique) et inclinaison I (angle avec l'horizontale, 0° à l'équateur, 90° aux pôles).
  • Variation séculaire (interne, lente) vs variations journalières (externes, vent solaire) vs inversions de polarité (échelle géologique).
  • Aimantation thermorémanente = figée au refroidissement sous le point de Curie ; base du paléomagnétisme.
  • Bandes symétriques d'anomalies magnétiques océaniques → preuve de l'expansion des fonds océaniques et de la tectonique des plaques.
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Élasticité et ondes sismiques

  • Loi de Hooke : contrainte ∝ déformation en régime élastique ; au-delà de la limite d'élasticité → rupture (séisme).
  • Modules élastiques : Young (traction), cisaillement (rigidité), incompressibilité (volume) → fixent la vitesse des ondes.
  • Onde P (compression, la plus rapide, traverse les liquides) vs onde S (cisaillement, plus lente, pas dans les liquides).
  • Ondes de surface Love (horizontal) et Rayleigh (elliptique) : plus lentes que P/S mais souvent plus destructrices.
  • Absence d'ondes S dans le noyau externe → preuve de son état liquide ; sismique réflexion (pétrole) vs réfraction (géotechnique).
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La chaleur interne de la Terre et la géothermie

  • Chaleur terrestre = chaleur résiduelle d'accrétion + chaleur de désintégration radioactive (U, Th, K).
  • Loi de Fourier : flux de chaleur ∝ gradient de température × conductivité thermique, des zones chaudes vers les froides.
  • Gradient géothermique (mesuré en forage) → flux de chaleur en surface, variable selon le contexte géodynamique.
  • Flux maximal aux dorsales océaniques et zones volcaniques, minimal sur les cratons continentaux anciens.
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Méthodes électriques appliquées à la géologie

  • Conduction électrolytique dans les roches : dépend de la porosité, de la saturation en eau et de la salinité, pas du squelette minéral.
  • Injection de courant (électrodes A, B) + mesure de tension (électrodes M, N) → résistivité apparente via la loi d'Ohm généralisée.
  • Wenner : quatre électrodes régulièrement espacées, toutes déplacées ; Schlumberger : seules les électrodes de courant s'écartent.
  • Sondage électrique vertical (SEV) : écartement croissant en un point fixe → succession des couches résistives en profondeur.
  • Applications : aquifères et intrusions salines (hydrogéologie), corps conducteurs (prospection minière).

Vocabulaire à connaître par cœur

Gradient
vecteur de plus forte croissance d'un champ scalaire
Divergence
mesure des sources/puits d'un champ vectoriel
Susceptibilité magnétique
aptitude d'un matériau à s'aimanter
Anomalie de Bouguer
écart entre g mesuré corrigé et g théorique
Isostasie
équilibre gravitaire de la lithosphère sur l'asthénosphère
Déclinaison
écart entre nord géographique et nord magnétique
Aimantation rémanente
aimantation conservée après le champ inducteur
Onde P
onde sismique de compression, la plus rapide
Onde S
onde sismique de cisaillement, ne traverse pas les liquides
Gradient géothermique
augmentation de température avec la profondeur
Résistivité apparente
résistivité moyenne mesurée par un dispositif électrique
Sondage électrique vertical
mesure de résistivité à écartements croissants en un point